Les CDC et leur Table nationale
 
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Un soupçon d’histoire communautaire

Au début des années 60, le développement communautaire passe particulièrement par le religieux. Les plus vieux se souviendront des Jeunesses ouvrières catholiques. L’implication tourne alors autour de la revitalisation de quartiers ou de villages.

Le principal bailleur de fonds, le Conseil des œuvres du Québec, prend un virage et décide de financer des comités de citoyennes et de citoyens qui mèneront à l’action politique. L’idée de “personnes qui animent d’autres personnes” s’articulait et devenait de l’animation sociale. Ce qui entrainera la création de toute une mouvance, principalement axée sur les coopératives (habitation, alimentation et autres). Parallèlement, un mouvement de revendication politique s’installe et les centres d’action politique font leur apparition.

Pendant les années 70 et au début des années 80, le mouvement communautaire, influencé par les mouvements sociaux, particulièrement ceux des jeunes et des femmes, se consolide. Il y a alors convergence sur les méthodes d’action vers ce que l’on appelle l’éducation populaire.

Lors du premier Sommet socio-économique, organisé au Québec par le Conseil régional de développement de la Mauricie, le CLSC Bois-Francs, qui n’a pas d’argent pour le développement communautaire, suscite l’élaboration d’un projet de regroupement des organismes communautaires sur la base du “travailler ensemble”. Ce projet est présenté lors du Sommet. L’Office de planification et de développement du Québec, qui deviendra le ministère des Régions, accepte d’en faire un projet pilote financé sur trois ans.

Il existait alors une corporation de développement économique, donc pourquoi pas une corporation de développement communautaire (CDC) !

En 1986, la CDC des Bois-Francs tient le premier colloque au Québec sur le développement communautaire. Il y a collectivisation des questionnements sur les valeurs et les façons de faire. Suit la naissance des CDC de Drummond, du Bas-Richelieu, de Longueuil et, au début des années ‘90, de celles du KRTB, du Rond Point, de l’Amiante, du Granit, des Deux-Rives, de Brome-Missisquoi et de Laval. En septembre 1991, une structure informelle est créée, la Table nationale des Corporations de développement communautaire (TNCDC).

Une première rencontre de treize (13) regroupements locaux est organisée. Certains deviendront des CDC. C’est le début des mises en commun, des partages et de l’édification de stratégies. En 1993, un cadre de référence pour les CDC est adopté à Jonquière et enfin, en 1996, la TNCDC est incorporée. À l’automne 2007, la Table regroupe 43 CDC, bientôt 44 et représente plus de 1 700 organismes qui sont au cœur de l’action locale.

La mission d’une CDC est un élément qui influence le niveau de résilience des communautés. La capacité d’une population de se prendre en charge, de rechercher des solutions et de développer d’autres voies passe inévitablement par la structuration des milieux en regard de l’évaluation des besoins.

L’ancrage des CDC se caractérise par leur fort réseautage local, grâce aux efforts formels de collaboration et de concertation entrepris avec les autres actrices et acteurs du développement de leur milieu.

Cet ancrage des CDC, et de ce fait de leurs membres, a dès lors comme résultats, la densification et la dynamisation du tissu local en vue du développement socioéconomique de leur milieu d’appartenance.

Leurs actions se caractérisent par une stratégie globale de prévention et de sensibilisation face aux problématiques sociales et économiques locales; une stratégie d’intervention ciblée sur l’individu.

La contribution des CDC et de leurs membres à l’emploi local et à l’insertion à l’emploi se caractérise par plusieurs milliers d’emplois réguliers et d’insertion.

Avec des revenus totaux qui dépassent les 60 millions de dollars provenant principalement du gouvernement provincial, ce sont des réinvestissements de l’ordre de plus de 50 millions dans les milieux locaux, principalement sous forme de salaires.

Par leurs actions, les membres des CDC contribuent au développement local par la prestation d’activités et de services – collectifs et individuels – dans des secteurs d’intervention qui rejoignent directement 350 personnes par année en moyenne, donc plus d’un demi-million de personnes.

Le communautaire, c’est un réinvestissement majeur dans les économies locales, mais c’est surtout des activités et des services ouverts et accessibles, axés sur l’intervention en amont des problématiques et axés sur l’individu et son accompagnement.

Les défis pour l’avenir demeurent considérables, particulièrement ceux touchant le roulement du personnel, car les besoins entourant l’accueil et la formation sont énormes.

Le financement du communautaire demeure insuffisant et précaire. Une stabilisation du financement est nécessaire pour assurer la pérennité du milieu.

La TNCDC continuera donc d’être en appui aux CDC et à leurs membres afin d’assurer un développement local harmonieux, durable et respectueux des personnes les plus démunies de notre société.

    Denis McKinnon, coordonnateur de la TNCDC.

Références :

  • ABC du Communautaire autonome, TVC des Bois-Francs.
  • Rapport d’enquête nationale des groupes communautaires membres des CDC – Septembre 2003.
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